Si le printemps marque traditionnellement un rebond pour l’immobilier, mars 2026 s’ouvre sur un climat d’incertitude. La reprise amorcée début d’année va‑t‑elle se confirmer ou le marché risque‑t‑il un nouveau choc de confiance ? L’observatoire Bien’ici dévoile les indicateurs clés du 1er trimestre 2026, et ils dessinent un paysage contrasté.
Transactions immobilières : +14 % d’offres, un marché plus fluide
Le marché immobilier retrouve de la fluidité au 1er trimestre 2026. Les chiffres sont sans équivoque :
- +14 % de biens à vendre au niveau national
- Délais de diffusion raccourcis de 10 jours
- Prix en légère hausse (+1 %)
- Demande en recul (-4 % de contacts)
Cette hausse de l’offre traduit un réalisme retrouvé des vendeurs, tandis que l’ajustement des prix redonne de la visibilité aux acheteurs. Résultat : la fin de l’attentisme et un retour à une dynamique de vente plus saine.
Location : +12 % d’offres mais un marché encore fragile
Pour la première fois depuis plus de deux ans, les courbes s’inversent :
- +12 % de biens à louer
- Demande en baisse
Mais attention : malgré ce frémissement, le niveau d’offre reste historiquement bas, divisé par 2,5 depuis l’été 2021. La demande, moins tendue qu’en 2022–2025, demeure trop élevée par rapport au stock disponible.
Les primo‑accédants ayant libéré des logements contribuent à ce léger rééquilibrage, mais l’été 2026 s’annonce encore sous tension, période traditionnellement marquée par un pic de mobilité.
Immobilier neuf : un frémissement encourageant mais une situation critique
Le secteur du neuf reste le maillon le plus fragile du marché immobilier français. Cependant, les données du trimestre montrent :
- une hausse de l’offre,
- une progression notable de la demande sur les programmes neufs.
Deux leviers seront déterminants dans les prochains mois :
- Convaincre les municipalités fraîchement élues d’accorder davantage de permis de construire.
- Capitaliser sur le regain d’intérêt des investisseurs privés, stimulé par le dispositif Jeanbrun.
Le marché du neuf n’est pas reparti, mais les signaux faibles de reprise sont là.
Taux de crédit : un risque de blocage dès l’été
Après un début d’année encourageant, le marché du crédit immobilier ralentit à nouveau. Les banques, en pleine période stratégique de printemps, resserrent leurs conditions. Conséquence : de nombreux emprunteurs pourraient être exclus du crédit d’ici mai‑juin.
Ce durcissement pourrait freiner la reprise observée sur le marché des transactions.
































































































































































































































































































































































