Gregor M. A. Hirt : L’or, valeur refuge incontournable en 2025

Juillet a été marqué par une nette progression des marchés actions, stimulée par l’interprétation favorable des données macroéconomiques. De nombreux investisseurs y voient les signes d’un scénario « Boucle d’or », caractérisé par une croissance modérée et une inflation maîtrisée. Les grandes valeurs technologiques américaines ont également regagné en popularité, portées par des résultats solides.

En revanche, les marchés obligataires ont affiché une performance plus contrastée. Les obligations à court terme ont particulièrement souffert, les doutes sur de futures baisses de taux de la Réserve fédérale américaine pesant sur le sentiment des investisseurs. L’incertitude persistante autour de l’inflation américaine n’a fait qu’amplifier ces tensions.

Une volatilité étonnamment calme malgré les turbulences commerciales

Malgré les menaces liées aux négociations commerciales et les accords encore fragiles entre les États-Unis et leurs principaux partenaires, la volatilité des marchés est restée étonnamment faible. Le dollar américain, après une période de repli, s’est redressé, profitant de ce climat d’apaisement relatif.

Les marchés émergents en ligne de mire

Dans ce contexte, les analystes conservent une vision modérément optimiste sur les actions. Les risques à court terme semblent s’être atténués, notamment après les accords commerciaux conclus par Washington avec Tokyo et Bruxelles, bien que leur pérennité reste à surveiller. Les préférences régionales demeurent stables, avec une nette inclinaison en faveur des marchés émergents, soutenus par une dynamique de croissance, une amélioration des bénéfices et des politiques monétaires accommodantes.

Obligations : prudence et sélectivité

Du côté obligataire, la prudence reste de mise. Les bons du Trésor américain suscitent une position neutre, la demande étrangère étant susceptible de fléchir face à une offre abondante. L’impact des droits de douane sur l’inflation reste difficile à cerner. Le segment du haut rendement bénéficie du recul des craintes de récession, mais les valorisations demeurent élevées. La dette émergente, quant à elle, profite du contexte macroéconomique favorable.

L’or en tête, le pétrole sous pression

Parmi les matières premières, l’or s’impose comme la conviction la plus forte. La demande est alimentée par les banques centrales des pays émergents, désireuses de réduire leur dépendance aux bons du Trésor américain, ainsi que par les investisseurs particuliers chinois. Ces moteurs semblent durables. Le pétrole pourrait, en revanche, être freiné par une offre croissante, tandis que les prix du cuivre restent sensibles aux tensions commerciales.

Le dollar sous pression face à l’euro

Enfin, la position sur le dollar américain reste négative. Malgré des positions spéculatives déjà étendues, les incertitudes politiques pèsent sur la devise, notamment face à l’euro, qui bénéficie d’un regain d’intérêt.

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