Investisseurs 2026 : la gestion active s’impose
En 2026, les investisseurs évoluent dans un environnement marqué par une forte incertitude. Selon la Global Investor Insight Survey de Schroders, menée auprès de plus de 1 000 professionnels représentant 72 000 milliards de dollars d’actifs, la géopolitique et la volatilité des marchés redessinent les stratégies d’allocation.
Géopolitique : une inquiétude majeure pour les investisseurs
L’étude révèle que le conflit au Moyen‑Orient reste la première source d’inquiétude pour 69 % des investisseurs. Juste derrière, 67 % s’inquiètent de l’évolution de la politique étrangère américaine et du rôle futur des États‑Unis sur la scène internationale.
D’autres risques sont également cités :
- les chocs sur les prix de l’énergie et des matières premières (53 %) ;
- la montée des tensions géopolitiques (52 %) ;
- le risque de récession (50 %).
Dans ce contexte, la diversification (84 %) et la protection du capital (83 %) deviennent des priorités absolues. Près de la moitié des investisseurs renforcent aussi la diversification géographique hors États‑Unis (47 %).
La gestion active s’impose comme un outil clé
Face à la volatilité, 85 % des investisseurs estiment que la gestion active peut les aider à atteindre leurs objectifs dans les 12 à 18 prochains mois. Ils y voient trois avantages majeurs :
- une capacité à saisir des opportunités de surperformance ;
- une réactivité accrue face aux chocs ;
- une meilleure gestion du risque de concentration sur les marchés actions.
D’ailleurs, 38 % augmentent déjà leurs allocations en gestion active pour réduire ce risque.
Johanna Kyrklund, Directrice des investissements du Groupe Schroders, résume la situation :
« Dans un monde plus volatil, les investisseurs recomposent leurs portefeuilles autour de la diversification et de la résilience. »
Les ETF actifs gagnent du terrain
Les ETF actifs s’imposent comme un outil flexible et efficace. Les investisseurs les utilisent pour :
- la diversification (49 %) ;
- les prises de position tactiques (42 %) ;
- la gestion des risques (33 %).
Leur principal atout reste le coût, jugé inférieur à celui des fonds actifs traditionnels par 70 % des répondants. Ils apprécient aussi :
- la liquidité quotidienne (51 %) ;
- la liquidité du marché secondaire (43 %) ;
- la transparence des portefeuilles (41 %).
Les segments où l’expertise active apporte le plus de valeur dans un ETF sont :
- les petites et moyennes capitalisations (37 %) ;
- les marchés émergents (35 %) ;
- les stratégies thématiques ou sectorielles (34 %).
Actions cotées et non cotées : une approche désormais unifiée
La moitié des investisseurs (50 %) évaluent désormais ensemble les opportunités offertes par les actions cotées et le capital‑investissement. Ils ne considèrent plus ces deux univers comme des blocs séparés.
Les stratégies jugées essentielles pour la croissance à long terme sont :
- les actions fondamentales gérées activement (71 %) ;
- les petites et moyennes capitalisations (65 %) ;
- le capital‑transmission sur les grandes entreprises (62 %) ;
- le capital‑investissement PME (59 %).
Pour les revenus, les investisseurs privilégient :
- les actions de rendement (74 %) ;
- les stratégies long/short (33 %) ;
- les stratégies multi‑actifs (41 %).
Dans le non coté, 61 % citent le capital‑développement et le capital‑risque comme moteurs d’appréciation du capital.
Crédit : un élargissement des allocations sur les marchés publics et privés
Les allocations au crédit évoluent elles aussi. Sur les marchés cotés :
- 55 % jugent les obligations investment grade attractives pour des revenus fiables ;
- 62 % voient dans le crédit en difficulté une source d’alpha ;
- 61 % identifient le haut rendement et la dette émergente comme moteurs d’alpha.
Sur les marchés privés :
- le prêt direct attire pour ses revenus stables (44 %) et son potentiel d’alpha (44 %) ;
- le crédit privé investment grade séduit 36 % des investisseurs ;
- la résilience du capital motive 39 % des allocations en dette immobilière et en dette d’infrastructure.
Vers une construction de portefeuille plus globale
Pour Johanna Kyrklund :
« Les investisseurs s’adaptent à un marché plus complexe et fragmenté. La diversification entre régions, classes d’actifs, styles et véhicules devient essentielle. »
Elle souligne aussi une évolution majeure : les objectifs d’investissement sont désormais définis à l’échelle du portefeuille global, et non plus par classe d’actifs isolée.
un monde plus risqué, des portefeuilles plus agiles
L’édition 2026 de l’enquête Schroders montre une tendance claire : les investisseurs adoptent une approche globale, active et multi‑actifs, afin de renforcer la résilience de leurs portefeuilles dans un monde marqué par la fragmentation géopolitique et la concentration des marchés.



















































































































































































































































































































































































