AllianzGI voit 2026 comme année charnière pour l’Europe
L’incertitude domine les marchés mondiaux. Aux États-Unis, les derniers indicateurs de l’emploi laissent craindre un ralentissement de la croissance, tandis que les tarifs douaniers continuent d’alimenter des risques inflationnistes. Le shutdown a par ailleurs retardé la publication des statistiques, accentuant le manque de visibilité. À l’approche des élections de mi-mandat, Washington devrait néanmoins déployer des mesures de soutien à la consommation.
En Europe, la résilience reste de mise. Le plan d’investissement allemand dans la défense et les infrastructures n’est attendu qu’à partir de la seconde moitié de 2026, mais il pourrait redonner un rôle moteur à Berlin. En Chine, le ralentissement se poursuit, sur fond de tensions géopolitiques persistantes en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.
Inflation et politiques monétaires : divergences marquées
Les pressions inflationnistes demeurent modérées dans les marchés développés, hors États-Unis. La BCE a déjà largement entamé son cycle de baisse des taux, mais une nouvelle détente reste possible. La Fed, de son côté, pourrait prolonger son assouplissement monétaire, offrant un répit à la croissance américaine.
Taux : prudence et portage
Le marché obligataire européen reste hésitant. Les anticipations de taux dépendent largement de la relance budgétaire allemande et de la reprise chinoise. À court terme, les banques centrales maintiennent une politique accommodante, avec davantage de potentiel de baisse aux États-Unis et au Royaume-Uni qu’en zone euro.
Crédit : retour aux fondamentaux
Après trois années de rallye, le marché du crédit montre des signes d’essoufflement, surtout sur le segment High Yield. Les investisseurs privilégient désormais la solidité des bilans plutôt que les rendements. Le secteur bancaire affiche de bons résultats, tandis que l’automobile et la chimie restent plus fragiles. Les défauts récents dans la dette privée rappellent toutefois les risques persistants.
Actions : l’ombre d’une bulle technologique
La saison des résultats du troisième trimestre confirme une croissance bénéficiaire stable en Europe et en hausse de 6 à 8 % aux États-Unis. L’Intelligence Artificielle tire les profits outre-Atlantique, mais la crainte d’une bulle plane. En Europe, le secteur financier a surpassé les attentes, les marges résistant malgré l’inflation et l’euro fort. La divergence entre valeurs défensives et cycliques s’accentue.
Selon AllianzGI, 2026 pourrait marquer une légère accélération de la croissance européenne, à condition que les banques centrales maintiennent des conditions favorables et que les entreprises préservent leurs marges.





















































































































































































































































































































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