La place financière du Luxembourg enregistre une forte croissance en 2025
Chiffres clés :
- Les actifs sous gestion en OPCVM et en fonds alternatifs ont dépassé les 8.200 milliards d’euros
- Les actifs des fonds luxembourgeois ont progressé de plus de 50 % depuis fin 2020
- Les fonds alternatifs représentent désormais 35 % du total des actifs sous gestion
- Les ETF domiciliés au Luxembourg ont atteint 531,8 milliards d’euros d’actifs sous gestion à la fin de 2025, soit une hausse de 19,5 % sur un an.
- Plus de 58 nouvelles entités agréées ou autorisées au cours de l’année
- Les primes d’assurance-vie ont atteint un niveau record de 31,1 milliards d’euros
- Les primes d’assurance non-vie ont totalisé 19,77 milliards d’euros
- Plus de 2 400 obligations vertes, sociales et durables (GSS) sont cotées sur le Luxembourg Green Exchange (LGX), pour un total de 1.300 milliards d’euros émis via les titres LGX
- La Bourse de Luxembourg a dépassé le seuil des 50.000 cotations
Luxembourg, le 26 mars 2026. En 2025, le Luxembourg a consolidé sa position de première place mondiale pour l’investissement transfrontalier. Les actifs sous gestion dans les fonds domiciliés au Luxembourg ont franchi pour la première fois le seuil des 8.200 milliards d’euros. Ce résultat témoigne du rayonnement international de la place financière, qui continue de jouer un rôle clé en reliant les capitaux mondiaux aux opportunités d’investissement à l’échelle mondiale dans un environnement géopolitique et économique de plus en plus complexe.
Le Luxembourg confirme son leadership dans la gestion d’actifs en Europe
Au cours des cinq dernières années, les actifs domiciliés au Luxembourg ont progressé de plus de 50 %, reflet d’une demande internationale soutenue pour l’expertise de la place et son réseau de distribution internationale sans équivalent. Cette croissance est généralisée : elle englobe aussi bien les OPCVM que les fonds d’investissement alternatifs, ces derniers représentant désormais 35 % du total des actifs.
« La croissance de la place financière du Luxembourg s’est étendue à l’ensemble des secteurs, notamment les fonds, les assurances, les marchés de capitaux et la finance digitale », a indiqué Tom Théobald, PDG de Luxembourg for Finance. « Cela illustre à la fois la diversification progressive de notre écosystème et sa capacité à accompagner une grande variété d’activités financières. »
Les OPCVM ont enregistré une croissance de 8,5 % sur l’année, les ETF OPCVM dépassant pour la première fois le cap de 500 milliards d’euros d’actifs. Fin décembre, les actifs en ETF s’élevaient à 531,8 milliards d’euros, illustrant la poursuite de l’expansion du marché européen des ETF, qui s’appuie sur l’écosystème de fonds luxembourgeois, fortement diversifié tant par l’origine des sociétés de gestion que des classes d’actifs.
Le Luxembourg demeure par ailleurs la première place de domiciliation des Fonds européens d’investissement à long terme (ELTIF). Fin 2025, 150 des 272 ELTIF agréés au sein de l’Union européenne étaient domiciliés au Luxembourg. En ne considérant que les ELTIF réellement distribués sur une base transfrontalière, le Luxembourg représente 77 % du total, ce qui souligne son rôle central dans la structuration de véhicules d’investissement à long terme destinés aux investisseurs internationaux.
La place financière continue sa diversification, en particulier vers le numérique
L’écosystème financier au sens large a poursuivi sa croissance tout au long de l’année, les autorités de surveillance luxembourgeoises ayant agréé plus de 58 nouvelles entités, renforçant ainsi la diversification de la place dans les domaines de la banque, de la gestion d’actifs, des paiements, de l’assurance et de la finance numérique.
Parmi les nouveaux entrants figurent trois banques – Cecabank, Fundbank et Rothschild & Co Wealth Management – ainsi que quatre Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) : Coinbase, Bitstamp, Zodia Custody et Clearstream. En 2025, Alipay a été agréé en tant qu’émetteur de tokens de monnaie électronique, tandis que dtcpay et Ripple ont été autorisés en tant qu’établissements de monnaie électronique. Parmi les autres agréments accordés figurent un établissement de paiement, quatre PSF spécialisés et trois PSF (Professionnels du Secteur Financier) de support, deux AIFM agréés, 36 AIFM enregistrés, ainsi qu’une nouvelle ManCo du chapitre 15 et une ManCo (Management Company) du chapitre 16. Trois nouveaux réassureurs ont également établi leurs activités au Luxembourg, renforçant davantage le secteur de l’assurance.
Au-delà des activités financières traditionnelles, l’écosystème de la finance numérique luxembourgeois a lui aussi continué d’évoluer. L’agrément de PSAN (Prestataires de Services sur Actifs Numériques), d’établissements de monnaie électronique et d’émetteurs de token de monnaie électronique témoigne de la convergence croissante entre les actifs numériques, les infrastructures de paiement modernes et les institutions financières établies.
« Fort d’une expertise de longue date dans les domaines de l’administration de fonds, de la conservation, des marchés de capitaux et de la distribution internationale transfrontalière, le Luxembourg poursuit l’intégration de la finance numérique au sein de son architecture institutionnelle plus large », souligne Tom Théobald. « Cette approche conjugue innovation et sécurité réglementaire, positionnant la place comme un environnement stable et tourné vers l’international pour des services financiers en pleine mutation. »
Le secteur de l’assurance a enregistré une nouvelle année solide. Les primes d’assurance-vie ont atteint un niveau record de 31,1 milliards d’euros, soit une progression de 16,2 % par rapport à l’année précédente, qui constituait déjà une année record. Les produits en unités de compte ont été le principal moteur de cette croissance, avec une hausse de 30,3 %, tandis que les produits à capital garanti ont également continué de se développer. Les primes non-vie se sont élevées à 19,8 milliards d’euros.
Le Luxembourg Green Exchange au cœur de la finance durable mondiale
Le Luxembourg a également renforcé son leadership mondial en matière de finance durable et sur les marchés internationaux de la dette. En fin d’année, plus de 2 400 obligations vertes, sociales, durables et liées à la durabilité étaient cotées sur le Luxembourg Green Exchange (LGX), représentant 43 % du marché mondial, pour un encours de plus de 1 300 milliards d’euros via les titres LGX.
De plus, la Bourse de Luxembourg a dépassé le seuil des 50 000 cotations, confirmant sa position de première place mondiale pour les titres de dette internationaux – une nouvelle obligation sur trois émise dans le monde est cotée au Luxembourg.
« Le développement continu du Luxembourg reflète la solidité de son modèle international », poursuit Théobald. « L’expertise réglementaire et la stabilité du pays, son expérience dans le domaine transfrontalier et son ouverture à l’innovation ainsi que les ambitions du Gouvernement du Luxembourg en matière de compétitivité, lui permettent de tirer parti du regain d’intérêt des investisseurs mondiaux pour l’Europe. »















































































































































































































































































































































