Carmignac : perspectives économiques 2e semestre 2026
Les tensions géopolitiques continuent de peser sur l’économie mondiale. Selon Carmignac, un accord sur la réouverture du détroit d’Ormuz semble proche, mais il ne suffira pas à effacer les pressions inflationnistes. Comme le souligne le document, « le choc de prix continuera de se diffuser dans les chaînes d’approvisionnements mondiales » .
Un environnement mondial fragilisé par l’énergie et la géopolitique
Même si un accord paraît imminent, les causes profondes du conflit restent intactes : capacités nucléaires iraniennes, missiles balistiques et interventions extérieures. La normalisation du trafic maritime prendra du temps. Les stocks stratégiques doivent être reconstitués, ce qui maintiendra les prix de l’énergie à un niveau élevé.
Carmignac rappelle que « la croissance mondiale a été frappée par le choc d’un nouveau conflit majeur au Moyen-Orient » . Les perturbations touchent de nombreux secteurs : engrais, plastiques, fibres synthétiques, raffinage des métaux, semi‑conducteurs. Les banques centrales doivent suspendre leurs assouplissements, ce qui réduit les perspectives de croissance.
États‑Unis : l’IA comme moteur… mais aussi comme fragilité
L’économie américaine résiste mieux que les autres. L’IA est devenue le principal moteur de croissance, représentant 87 % de l’expansion du PIB sur six mois. Cependant, cette dynamique crée un paradoxe : elle soutient la croissance, mais rend les marchés plus sensibles à un choc de taux. Carmignac note que « les grands gagnants de l’IA sont des actifs de duration longue » .
Les ménages restent sous pression : inflation, droits de douane, perturbations d’approvisionnement. Le taux d’épargne chute à 2,7 %, un niveau historiquement bas.
Chine : un boom technologique trop étroit
La Chine amortit le choc pétrolier grâce à ses réserves, mais son économie se « japonise ». L’IA progresse, mais ne compense pas la crise immobilière. L’investissement dans l’IA atteindra 0,8 % du PIB, contre 2,7 % aux États‑Unis. Le document souligne que « l’IA est donc un amortisseur, non un moteur de substitution » .
Les villes secondaires souffrent, les collectivités locales manquent de recettes, et Pékin devra probablement relancer les infrastructures dès le troisième trimestre.
Europe : victime collatérale des chocs mondiaux
L’Europe subit une nouvelle vague de pressions extérieures : guerre technologique, guerre commerciale, choc énergétique. Carmignac divise par deux sa prévision de croissance pour la zone euro : 0,6 %. L’inflation devrait atteindre 2,9 %, poussant la BCE à défendre sa crédibilité.
Même si l’Union européenne progresse sur l’union des marchés de capitaux et la réponse à la Chine, Carmignac rappelle que « comprendre n’est pas gouverner » .
Stratégie d’investissement : privilégier les actions, rester prudent sur les taux longs
Carmignac recommande de :
- privilégier les actions, soutenues par la croissance nominale ;
- monétiser le rendement ;
- éviter les segments vulnérables à une remontée des taux longs.
L’IA reste le moteur principal des marchés. La prochaine phase devrait bénéficier aux géants du cloud, aux data centers et aux acteurs contrôlant les maillons critiques de la chaîne de valeur. Comme le rappelle le texte, « la puissance de calcul reste une ressource rare » .
En Europe, un scénario de rattrapage reste possible en cas de désescalade au Moyen‑Orient.
Obligations : vigilance sur les souverains, sélectivité sur le crédit
Les obligations souveraines longues sont les plus vulnérables. La combinaison croissance + inflation + déficits pousse les taux longs à la hausse.
Le crédit reste attractif, mais les spreads ne sont plus généreux. Carmignac privilégie les émetteurs disposant :
- d’actifs tangibles ;
- de flux de trésorerie résilients ;
- d’une faible exposition aux ruptures technologiques liées à l’IA.
un monde sous tension, des marchés guidés par l’IA
Les promesses technologiques restent fortes, mais les contraintes énergétiques et géopolitiques dominent encore. Les investisseurs doivent composer avec un environnement instable, où l’IA soutient la croissance mais accroît la sensibilité aux taux.



















































































































































































































































































































































































